Municipales 2014, nous y voilà !
Le temps aura finalement passé vite, depuis l’élection de 2008. L’opposition municipale, rassemblant des élus issus des listes de Marie-José Louarn et d’Alain Floc'h a fait son travail, dans les conditions relatées récemment la presse, et reprises dans un billet de ce blog. La période aura été l’occasion pour quatre d’entre nous de nous familiariser avec les dossiers de la commune. Elle nous a aussi confortés dans l’idée qu’une politique municipale différente est possible et nécessaire à Plouhinec.
Il faut une équipe nouvelle pour la concevoir et la mettre en œuvre.
La nôtre y est prête. On y trouve diverses sensibilités : celles de la gauche, celles de la protection de l’environnement. Elle est aussi ouverte à tous ceux qui se réclament des valeurs de la République et de l’humanisme, et qui veulent apporter leur contribution à notre démarche, dans un esprit de rassemblement et de tolérance.
Notre programme portera sur le fonctionnement de la municipalité, l’amélioration et l’entretien de nos infrastructures, la préservation de notre cadre de vie, tout ce qui permet de mieux vivre ensemble, notre développement économique. Il comportera un volet consacré à la Communauté de Communes.
Dans les semaines qui viennent, nous engagerons le dialogue sur ce programme sous la forme d’entretiens et de contacts directs. Vous verrez que les idées ne manquent pas. Nous nous servirons largement du support de notre blog. Nous y présenterons nos idées, et comptons bien, à partir de vos réactions, vos questions, vos commentaires, les affiner, les compléter, les enrichir. La synthèse de ce travail sera le programme que nous présenterons aux électeurs aux premiers jours de 2014.
Dans l’immédiat, vous trouverez sur « Plouhinec osons ! » quelques articles relatifs à la vie municipale plouhinecoise et publiés par ailleurs, dans la presse, sur d’autres blogs, ou encore dans le bulletin municipal. Et c’est avec vous que nous développerons, dans les semaines à venir, ce nouvel outil.
Contactez-nous : plouhinecosons@yahoo.fr
Jacques Paul
Jacques Paul est né le 15 avril 1949 à Toulon, d'un père morbihannais et d'une mère léonarde. Marié à une Audiernaise il vit à Plouhinec depuis 1999, où il prend sa retraite.
Son parcours professionnel est consacré aux navires, aux marins, aux transports maritimes, aux questions d’aménagement, à la gestion d’entités publiques :
Après l’école des Travaux Publics de l’Etat, il commence en 1974 une carrière d’ingénieur portuaire à Paris, puis en Gironde (Phares et Balises), et au Port de Nantes St Nazaire (service hydrographique)
Ensuite, devenu Ingénieur des Ponts et Chaussées, il travaille à Cherbourg (routes et ports du Nord de la Manche), puis au Port autonome de Rouen (direction des accès maritimes puis de l’exploitation).
Enfin, il est nommé à la tête du Groupement d’Intérêt économique Dragages-Ports (construction d’engins de dragage), puis du GIE Genavir (gestion des navires océanographiques IFREMER et IRD).
Pendant toute sa carrière, il aura une activité à l'international, au sein d'associations ou en ingénierie, qui le mèneront en Afrique Centrale ou en Asie.
Homme de gauche, Jacques est en outre très sensible à la protection de notre environnement, de notre patrimoine. Il s’implique en 2007 dans la création de l’association plouhinécoise DéMEL, qu’il préside de 2007 à octobre 2013. L’Association se bat contre un projet immobilier, travaille sur le Plan Local d’Urbanisme, organise tous les ans, en liaison avec deux Associations voisines, des conférences-débats sur des questions d’environnement, et participe à des opérations telles que le chantier des moulins de Tréouzien ou le Comité de suivi du Pavillon bleu. En 2008, il s’engage sur la liste de Marie-José LOUARN au premier tour de l’élection municipale, puis sur la liste fusionnée avec celle d’Alain FLOC’H. Et depuis, il défend, avec Marie-José, Danie et Marie-Christine nos idées et nos aspirations au sein de l’opposition dans le Conseil Municipal. La culture, et en particulier la culture bretonne, est aussi une de ses grandes préoccupations. Les principales interventions ont porté sur la gestion financière de la commune, le Plan Local d’Urbanisme, les questions d’aménagement (Lesvenez, les accès aux plages), le « conservatoire » des bouées, le Port, l’intercommunalité…
Notre programme
Nous avons travaillé sur de nombreux éléments de notre programme. Certains d’entre d’eux ont fait l’objets d’articles, ou de billets
enregistrés ici. Nous allons en ajouter d’ici à la fin de l’année 2013. Et pendant cette période, nous allons discuter de ces points avec la
population à l’occasion d’entretiens spécifiques, et des échanges que nous aurons sur ce blog. La synthèse de tout cela constituera notre
programme, que nous mettrons en ligne aux premiers jours de 2014.
Contactez-nous : plouhinecosons@yahoo.fr
La fin de la mandature approche : un bilan s'impose
La fin de la mandature approche, et les critiques sur l’opposition municipale pleuvent. C’est l’occasion de faire un bref bilan de son action.
Les budgets d’investissements ont été un point de désaccord majeur. Il est normal que, la commune, avec des moyens
financiers importants résultant d’une fiscalité lourde, réalise des programmes d’investissements conséquents.
Encore faut-il que leur gestion obéisse à des critères stricts.
>> Nous aurions voté les budgets si :
- un programme pluriannuel des investissements avait été présenté
- une politique d’emprunts raisonnable (pas plus de 350 000 € par an en moyenne) avait été annoncée (le DOB de 2008 envisageait plus de 800 000 € par an !)
- la fiscalité n’avait pas été augmentée
La communication à Plouhinec est notoirement difficile: trop de présentations caricaturales, gesticulatoires, parfois mensongères, des positions de ceux qui osent s’exprimer dans la commune :
l’urbanisme (« ils veulent empêcher de construire ») ;
les cérémonies des vœux, moment normalement convivial, mais où l’on est brocardé sans pouvoir répondre ;
les débats du Conseil municipal, (incident sur la convention de prêt des bouées, accusations diverses, procédures et débats expéditifs…) ;
les commissions municipales, dont la plupart ne fonctionnent pas réellement ;
le Bulletin Municipal, où la « voix de la majorité » n’est là que pour démolir les positions de l’opposition…
Les comptes-rendus du Conseil, les Bulletins municipaux, les articles de presse, montrent que notre action a infiniment plus constructive que ne le prétend le Maire: nos abstentions et votes négatifs ont concerné moins de 40 questions sur un total de plus de 500.
Nous nous sommes abstenus ou opposés au PLU, parce que les explications données dans le Rapport de présentation et le PADD ne correspondent pas au plan de zonage (qui, lui, nous satisfait pour l’essentiel).
Concernant les investissements (que pour l’essentiel nous avons en fait soutenus), nous sommes très souvent intervenus par des questions, suggestions, observations. C’est le cas sur le centre d’interprétation, (questions sur le financement et particularités de réalisations) sur les accès aux plages (nous constatons avec satisfaction un commencement significatif
d’exécution à Mesperleuc) et même sur le conservatoire des bouées (opposition au choix initial de localisation, questions sur le financement, suggestions sur le côté muséographique). Nous avons aussi suggéré, jusqu’ici sans effet, que l’on se préoccupe un jour de l’innommable « zone » de Lesvenez. Nous avons récemment abordé le thème du sable du terre-plein de Poulgoazec.
Nous nous sommes aussi exprimés sur des sujets plus généraux comme le fonctionnement de la Communauté de communes, le Schéma d’Orientations Territoriales, le Programme Local de l’Habitat…
On voit donc que l’opposition n’a jamais pratiqué l’obstruction ; elle a au contraire fait autant de suggestions et de propositions que possible, même si elles ont été ignorées ou tournées en dérision. Est-ce d’ailleurs à l’opposition de donner des idées à la majorité ?
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S'exprimer à Plouhinec
En questions diverses, toutefois, une réaction de Jacques PAUL sur les propos du Maire dans le dernier Bulletin municipal : l’opposition n’a pas voté le PLU « au motif que la municipalité a proposé trop de terrains à la construction »..
1 La méthode consistant à critiquer « la voix de l’opposition » dans le même bulletin municipal est pour le moins surprenante. Dans les bulletins de cette sorte, l’opposition s’exprime, et la majorité laisse dire. Le cas échéant, elle intervient en réponse, mais dans le bulletin suivant…
2. Dans son papier, l’opposition avait clairement choisi un sujet qui n’aurait pas dû donner lieu à polémique. Elle ne visait pas particulièrement la municipalité de Plouhinec, mais le désintérêt assez général des élus du Cap pour la démarche du SCOT, menée au niveau Ouest Cornouaille.
3. Nous pensons qu’il est de la responsabilité des élus de suivre les travaux tels que l’élaboration du SCOT, et d’en tenir les citoyens informés. On y discute des sujets importants, qui nous concernent tous (la question des routes par exemple). Nous avons voulu mettre en garde sur les inconvénients de l’absentéisme de certains élus capistes dans ces travaux, dans un contexte difficile pour le Cap dans son ensemble. Les autres Communautés de communes impliquées dans la SCOT paraissent plus dynamiques que la nôtre.
4. La présentation faite par le Maire des raisons qui ont poussé l’opposition à ne pas voter le PLU est caricaturale et inacceptable : l’opposition ne s’est pas opposée à la construction à Plouhinec ; elle est clairement favorable à un développement du bourg. Son vote était motivé par les insuffisances du dossier : contradiction entre les pièces écrites et le plan de zonage, situation litigieuse de plusieurs parcelles, identification des hameaux…
Les relations faites dans les deux journaux sont correctes. Le Télégramme n’a pas zappé l’incident comme au cours des conseils précédents. Saluons cette démocratique évolution ! Mais le Maire a cru bon de revenir sur le sujet dans Ouest-France de mardi 14, sans opposer le moindre argument à ceux de l’opposition, et en accusant celle-ci de polémiquer (mais qui donc a déclenché la polémique ?)
Démocratie …
Chaises vides...
Comme vous le savez, un SCOT (Schéma Orientation Territoriales) est en cours d’élaboration. Il couvre les territoires des quatre Communautés de Communes de Douarnenez, Haut Pays Bigouden, Pays Bigouden Sud et Cap Sizun.
C’est un projet de territoire, qui doit mettre en cohérence les politiques d’urbanisme, d’habitat, de déplacement, d’équipements commerciaux. C’est dire son importance. Et par ces temps de crise, les orientations qui en auront été omises n’auront vraiment pas beaucoup de chances d’être réalisées…
Le SCOT est élaboré par les élus des quatre communautés, au sein du Syndicat SIOCA, avec l’aide d’un bureau d’études spécialisé, qui a produit des études extrêmement détaillées. Outre les réunions d’élus, le SIOCA a organisé plusieurs séminaires d’information et de concertation. Plusieurs documents ont ainsi été réalisés, qui sont consultables sur le site internet du SIOCA.
La présentation du projet devant la Communauté de Communes le 4 novembre dernier à Beuzec a un peu déçu. Les objectifs annoncés sont centrés sur l’« attractivité résidentielle » liée au « cadre paysager exceptionnel » et sur la « venue de résidents permanents ou secondaires générant…une économie présentielle intégrant le développement de l'artisanat ».
Il est certain que l’activité de service à la personne est et demeurera longtemps centrale dans le Cap. Mais nous aurions aimé l’on affiche une vision plus concrète, plus volontariste, plus ambitieuse, de l’économie du Cap, du développement touristique, mais aussi des activités primaires, pêche et agriculture, sur l’amélioration progressive de sa situation enclavée.
L’impression est aussi que nos partenaires des autres Communautés de communes sont plus présents, plus actifs et plus solidaires que ceux du Cap dans les ateliers et réunions du SIOCA. C’est pourquoi, en rendant hommage à ceux de nos élus qui font l’effort de s’y investir, nous lançons à tous un appel pour que les intérêts du Cap Sizun dans ce dossier soient énergiquement défendus.
Rappelons que le dossier devrait être soumis à enquête publique en 2012. Après, il sera trop tard pour se plaindre d’éventuelles insuffisances du dossier.…
Article publié dans le Bulletin municipal de décembre 2011.
La digue de Pors Poulhan
La digue ouest de Pors Poulhan est un ouvrage ancien, d’environ 35 m de long pour 6m de hauteur, construit en béton armé. Il présente des désordres: les galets constitutifs du béton sont dégarnis et apparents en plusieurs endroits, une partie du renfort en pied d’ouvrage manque.
Le projet de confortement de l’ouvrage est inscrit au Contrat de territoire 2009-2014 passé avec le Conseil général. Initialement estimé à 294 240 €HT, le montant de l’opération est passé à 320 000 €HT en 2011, à prendre en charge à 30% par le Conseil général, 33,44% par chacune des Communes de Plozevet et Plouhinec, et 3,12 % par l’association des usagers du port.
Par délibération du 29 mars 2012, la municipalité a décidé de lancer l’appel d’offres. Elle s’est entourée du bureau d’études quimpérois Ouvrages, Maître d’œuvre. Ce dernier a assuré la conception des travaux confortatifs, leur estimation, la préparation et le dépouillement de l’appel d’offres.
Les travaux consistent à revêtir l’ouvrage d’un « sarcophage » en béton armé de 25 cm d’épaisseur. La solution de base prévue consiste à sceller des ancrages en acier tous les mètres carrés de parement, puis à couler du béton dans des coffrages. Les candidats peuvent présenter des solutions variantes.
Des incertitudes existent sur l’état de la base de l’ouvrage, en général immergée. Au cas où l’examen par plongeurs en montrerait la nécessité, des travaux supplémentaires (bêche en pied d’ouvrage) seraient réalisés dans le cadre d’une tranche conditionnelle au marché.
Quatre entreprises ont répondu à l’appel d’offres :
EIFFAGE
Base tranche ferme 555 570 €HT
Tranche conditionnelle 36 355 €HT
FREYSSINET
Base tranche ferme 348 000 €HT
Tranche conditionnelle 120 400 €HT
MARC
Base tranche ferme 464 155 €HT
Tranche conditionnelle 55 179,59 €HT
Variante tranche ferme 264 934,50 €HT
Tranche conditionnelle 55 179,50 €HT
NOVELLO
Base tranche ferme 160 007 €HT
Tranche conditionnelle 29 800 €HT
L’offre NOVELLO a été dans un premier temps jugée anormalement basse. Compte tenu du niveau des prix observés, cette décision était logique. Mais la règlementation dispose qu’en pareil cas, le maître d’ouvrage doit demander des justifications au candidat, avant de l’écarter. Les services n’ont pas respecté cette procédure.
Le 11 septembre 2012, le Conseil Municipal a autorisé le Maire à signer le marché avec MARC, sur la base de sa variante (béton projeté et non coulé dans des coffrages).
NOVELLO, (dont on sait qu’il a mal vécu sa mise à l’écart au profit de MARC d’un marché du Conseil général à l’île de Sein, et réputé procédurier) a saisi en référé le tribunal administratif, demandant l’annulation de la délibération du 11 septembre.
Il est probable que le TA annule la délibération. Dès lors, la municipalité pourra soit poursuivre l’analyse des offres et conclure avec le mieux-disant (mais il est clair qu’alors une décision écartant NOVELLO devra être solidement justifiée), soit relancer l’appel d’offres, ce qui repousse pratiquement au printemps la réalisation du chantier.
escalier très dégradé
Le Maire a saisi le Conseil le 29 septembre, en lui proposant de renoncer à l’offre MARC et à traiter avec NOVELLO.
Nous avons soutenu la position suivante :
- Ou bien le prix de NOVELLO est anormalement bas, ou bien ceux des autres candidats sont anormalement hauts. Il est important d’essayer d’en avoir le cœur net.
- Pour ce faire, demandons à NOVELLO, mais aussi à MARC de justifier leurs prix sur la base d’un cadre de décomposition du prix (les prix seraient forfaitaires, ce qui est étonnant pour un marché de travaux) préparé par le Maître d’œuvre. La Commission Travaux, assistée par le Maître d’œuvre, serait la bonne structure pour piloter ces investigations.
- Les désordres visibles ne nécessitent pas une intervention d’urgence. (Ce point n’a pas été contesté). Dans ces conditions, il n’y a pas d’inconvénient réel à prendre le temps de la réflexion, même si cette dernière devait conduire à relancer une consultation. Il serait même plus prudent de différer d’emblée ces travaux à la prochaine belle saison : l’ouvrage est très exposé, et s’il vient un bon coup de vent au mauvais moment, on pourrait bien retrouver les « coffrages légers » en distribil au fond du port ; avec, le lendemain, une réclamation pour force majeure de l’entreprise.
Le Maire a indiqué que le niveau des prix de NOVELLO pouvait s’expliquer par la mise en œuvre de techniques « légères », et par un moindre poids des frais généraux. Il a écarté nos considérations de prudence et fait voter l’autorisation de signer avec cette entreprise. Ce choix, surprenant, va au-delà même de la demande de NOVELLO.
Contrairement à la relation du Télégramme, on ne peut pas dire que le débat ait été particulièrement houleux. Simplement, le Maire n’a pas écouté les arguments et a écourté la discussion, comme d’habitude, mais sans vitupérer cette fois. Finalement, nous nous sommes abstenus.
On peut se demander quelles sont les motivations profondes du Maire, que nous avons connu plus combatif, dans cette affaire. Ne serait-ce pas un peu le retard au lancement de toute cette opération (Le contrat de territoire a été signé il y a plus de trois ans) comme la dérive de son montant (l’offre NOVELLO est la seule qui rentre dans l’enveloppe du contrat, déjà réévaluée une fois) qui expliquerait que le Maire ait mangé son chapeau ? Allez savoir. Quoi qu’il en soit, coucher les pouces sans discussion devant cette réclamation est une prime à la chicane ; un bien mauvais signal adressé aux entreprises.
Les sites archéologiques de Menez-Dregan et de la Pointe du Souc'h
Les sites de Menez Dregan et de la pointe du Souc'h constituent un ensemble exceptionnel au plan archéologique. La grotte effondrée de Menez Dregan est l'un de ceux où les traces d'occupation humaine les plus anciennes, comprenant des traces de foyers, ont été mis au jour en France. Et on a aussi trouvé, à proximité, au Souc'h, d'autres vestiges plus récents, des nécropoles néolithiques.
Pour mettre ces sites en valeur, on peut créer des musées à proprement parler (présentant des objets trouvés sur les sites concernés), ou, plus modestement, des « centres d’interprétation » visant à présenter, expliquer et vulgariser les recherches. Dans ces derniers cas, la maîtrise d’ouvrage est laissée aux Communes.
D’importantes opérations ont été réalisées en ce sens depuis 2007, qui s’achèvent aujourd’hui. Il nous semble important de les retracer rapidement.
Les différentes opérations et les partenaires
Une opération de fouilles et de restauration des nécropoles néolithiques a été engagée depuis des années. Les recherches et travaux sont pilotés par M. Le Goffic, archéologue au Département. La Commune a pris en charge financièrement ces travaux, avec des subventions de l’Etat, de la région et du Département.
Les fouilles du site paléolithique sont conduites et exploitées par des chercheurs du CNRS à Rennes.
La présentation au public du site paléolithique est faite dans un « Centre d’interprétation » implanté dans l’ancienne « maison Kerloc’h » réhabilitée à cet effet par la Commune avec les concours des de l’Etat, de la Région et du Département.
La conception de ce site a d’abord fait l’objet d’une étude muséographique financée par la Commune, l’Etat et l’Europe.
Les fouilles dans la grotte de Menez Dregan (Wikipedia)
Le bilan financier
Chiffres en €HT extraits des Comptes administratifs, et pour les subventions, indiqués par Mme Le Borgne.
|
|
Etude |
Pointe du Souc’h |
Centre Interprétation |
Total |
|
Dépenses |
45 615,00 |
101 901,00 |
778 327,45 |
925 843,45 |
|
Total Subventions |
27 414,82 |
83 706,50 |
286 083,43 |
397 204,75 |
|
dont Europe |
19 602,82 |
|
|
19 602,82 |
|
Etat |
|
32 050,00 |
118 750,83 |
150 800,83 |
|
Région |
|
24 004,50 |
68 110,60 |
92 115,10 |
|
Département |
8 345,00 |
27 652,00 |
99 222,00 |
135 219,00 |
|
% subventions |
60,10 |
82,14 |
36,76 |
42,90 |
|
Reste commune |
18 200,18 |
18 194,50 |
492 244,02 |
528 638,70 |
Au cours de la présentation du projet du centre d’interprétation en 2009 une enveloppe de 596 000 €HT avait été annoncée, avec un taux de subvention de 57%.
Mais les travaux ont coûté 30,74% plus cher que prévu ; d’autre part, toutes les subventions annoncées n’ont pas été obtenues. Le taux final de subvention n’est plus que de 36,76% pour le centre d’interprétation, et de 42,90% pour l’ensemble.
Pour cet ensemble, la dépense résiduelle à la charge de la Commune est de 528 638,70€HT, soit plus de 120€ par Plouhinécois sur 6 ans. Ce n’est pas du tout négligeable, même si la Commune tirera un bénéfice de la réalisation du centre d’interprétation.
Il est choquant que la mise en valeur d’un tel site ne soit pas subventionnée à plus de 50% par les collectivités plus larges que la Commune, en particulier par l’Etat! Cela dit, quelle aurait été notre position, si nous avions connu ces chiffres ? Pour ma part, je crois que nous l’aurions soutenu tout de même.
Réalisation et suivi de l'opération
L’impression générale est bonne, mais qu’on a voulu trop en faire sur les extérieurs.
Le chemin entre le Souc’h et Pors Poulhan est équipé de plusieurs stations comprenant un lutrin en métal et un siège constitué d’un bloc de granit, poli sur un face. C’est bien lourd, d’autant que nous sommes sur le chemin littoral, qui devrait rester complètement libre.
A Menez Korriged, le magnifique dolmen est aussi assorti d’un lutrin, placé de façon telle qu’il est difficile de photographier l’ouvrage sans voir ce machin. Le panneau mis en place depuis longtemps par le Conseil Général ne suffisait-il pas ?
Le traitement végétal mis en place apporte-t-il quelque chose de plus que la lande naturelle qui existait avant les travaux ? Les tables de pique-nique ne paraissent pas non plus vraiment indispensables…
Sur le site du Souc’h proprement dit, on a aménagé devant l’ancienne maison Kerloc’h trois sortes de grandes jardinières de forme triangulaire, délimitées par de grandes dalles de granit poli, façon pierre tombale, posées de chant. La « justification » est d’y mettre des plantes « moyenâgeuses » ( !!!)
Dommage, d’autant que les sièges et dalles diverses en granit espagnol ont dû coûter pas mal d’argent.
Signalons qu’en l’occurrence, ces erreurs ne sont pas celles de l’équipe municipale; elle a toutefois sans doute manqué de vigilance dans le suivi des marchés de travaux.
Ce type de remarques avaient été portées par des particuliers et par l’association DéMEL. Nous les avons à l’époque présentées au Conseil municipal.
Lors de l’inauguration du centre et de la nécropole, le Maire a cru bon de faire une diatribe, avec la grossièreté, l’outrance et la mauvaise foi qu’on lui connaît, contre ceux qui avaient osé donner leur point de vue sur le projet. Une fois de plus, c’est bien le fait que certains s’expriment qui dérange JC Hamon, bien plus que le fond de leur remarques, qu’il a en grande partie faites siennes par ailleurs.
Il a dûment félicité sa majorité de son soutien, oubliant que les oppositions ont toujours voté les décisions spécifiques à ce projet.
Quand donc pourra-t-on, dans cette commune, débattre normalement, c’est-à-dire courtoisement et honnêtement, des affaires ?
Rêvons un peu...
Le site du Souc’h est exceptionnel d’une part par l’ancienneté des découvertes sur le site paléolithique, mais par l’existence aussi trouvailles mais aussi parce qu’on y a trouvé des traces d’occupations humaine très anciennes,) mais aussi parce qu’il s’y ajoute d’importants vestiges plus récents, du néolithique.
Cette richesse est aussi une difficulté quand il s’agit de vulgariser les connaissances qu’a permis d’acquérir le site.
Mais la « maison Kerloc’h » est exiguë, ce qui limite fortement les ambitions dans ce domaine.
Notre intention n’est pas de critiquer la réalisation actuelle du projet, car la Commune y a pris une part très large, plus large sans doute qu’il eût été logique. Temps de crise…
Néanmoins, on reste tout de même sur sa faim. La richesse du site mériterait un plus grand effort de présentation. En particulier la situation relative dans le temps des différents sous-sites, et périodes d’occupation nous semble insuffisante. La mise en relation des découvertes faites sur le site paléolithique avec celles d’autres grands sites français, européens et mondiaux est trop rapidement traitée. Davantage d’explications seraient souhaitables sur les nécropoles, du Souc’h et l’allée couverte de Menez Korriged. Des documents seraient les bienvenus…
Regardons pour illustrer ce propos l’autre grand site paléolithique du pays, celui de Tautavel dans les Pyrénées orientales. On y a trouvé des restes d’occupations humaines contemporaines de celles observés dans la grotte de Menez Dregan, y compris des ossements. On y a créé non seulement un centre d’interprétation, (500m²), mais aussi un grand musée de préhistoire. Tout cela n’a pas été financé à plus de 50% par la commune de Tautavel !
Il y aura donc certainement à reparler un jour des sites archéologiques de Plouhinec.
La Communauté de Communes du Cap Sizun
Nous reproduisons ci-après un article que nous avons fait paraître dans le Bulletin Municipal en décembre 2011. Cette structure est notoirement mal perçue à Plouhinec, mais pas seulement. Nous avions voulu à l'époque attirer l'attention des lecteurs, mais aussi des élus, sur l'importance de cette structure aujourd'hui, mais aussi sur son potentiel. Nous souhaitions aussi mettre en garde contre un désintérêt des élus pour son fonctionnement, même s'il laisse à désirer sur d'assez nombreux points.
Ces ambitions étaient bien limitées. Nous voulions aussi éviter, dans le Bulletin municipal, des thèmes susceptibles de déclencher ou d'alimenter des polémiques, et nous avions fait choix de la plus grande modération...
Au-delà des quelques considérations évoquées dans ce billet, il faudra s'interroger sur la façon dont pourra s'imaginer, s'inventer le futur du Cap Sizun. Nous aurons l'occasion de revenir plus au fond sur cette problématique.
Image empruntée aux documents officiels de la CCCS.
Avec la réforme en cours des collectivités territoriales les rôles des différentes institutions locales vont être redistribués ; celui des groupements de communes va être renforcé. Mais dans la crise actuelle, les ressources financières diminuent, et l’Etat limite l’autonomie financière des collectivités.
Plus que jamais il faut donc veiller à utiliser au mieux les ressources disponibles. Il faut aussi anticiper les évolutions. Il faut changer les vieilles habitudes du chacun pour soi qui prévalent trop souvent au sein de la Communauté du Cap-Sizun.
A Plouhinec la Communauté de communes est en général critiquée, parfois très sévèrement. Cependant M. le Maire en a récemment saisi le Président sur les modalités d’application de la loi littoral. Mais l’urbanisme n’étant pas dans les compétences de la Communauté de communes, cette démarche est surprenante.
N’est-il pas temps pour notre commune de :
- participer de manière positive à l’action de la Communauté de communes, dans les domaines qui sont les siens
- contribuer à en rendre le fonctionnement plus dynamique et transparent
- développer les actions communes, mutualiser davantage les moyens
- rapprocher les idées, communiquer d'une seule voix pour le développement économique et touristique du Cap Sizun ?
Notre commune regroupe le quart de la population du Cap ; elle a les moyens de faire entendre sa voix, dans le respect et pour le bien de tous.




